« Saving the planet, huh, ma’aam ? »

… m’a dit le caissier avec un grand sourire moqueur, quand j’ai sorti mon sac pour emballer mes courses à l’épicerie.

C’est vrai que cela peut paraître dérisoire de vouloir réduire notre production de déchets alors que la majorité des habitants du pays ne s’en soucie pas du tout. Même si les déchets sont triés quand ils arrivent à l’usine, nous en produisons toujours beaucoup trop à mon goût. Voici pourquoi je compte persévérer :

  • D’abord, je l’avoue, pour une raison purement égoïste ! Je me sens impuissante face au gaspillage engendré par notre société de consommation. En essayant de sortir de ce modèle, j’ai l’impression de faire de la résistance. Je suis consciente que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais cela me fait du bien tout de même.
  • Ensuite, parce que je crois profondément que nos choix ont un effet domino : un changement de notre mode de vie amène souvent d’autres changements. Par exemple, on décide de manger bio, puis on essaie de diminuer la viande, puis on commence à faire ses propres produits de beauté, etc… Et l’effet domino s’étend à notre entourage : j’ai apporté beaucoup de changements à mon mode de vie parce que j’ai été inspirée par d’autres personnes.

Maintenant, parlons plus concrètement de ce que nous avons déjà mis en place dans notre famille pour diminuer notre production de déchets. Je n’ai pas de recette miracle à proposer… Ce sont de petits gestes qui s’inscrivent dans un changement de mode de vie plus global. Le bonus, c’est que vous allez voir que « réduction des déchets » va souvent de pair avec « réduction des dépenses ».

1. On a installé un filtre à eau sur le robinet de la cuisine.

Les premiers mois, nous vivions en hôtel appartement et nous ramenions des bouteilles d’eau de l’épicerie. Nous avions peur de l’eau du robinet. En rendant visite à une amie qui vit ici depuis plusieurs années, j’ai remarqué qu’elle avait un filtre sur son robinet. Elle m’a dit que les composés des bouteilles en plastique pouvaient migrer dans l’eau si elles étaient stockées au soleil ou soumises à des températures élevées. Elle préférait donc boire de l’eau filtrée.

D’après la presse locale, l’eau du robinet est potable pour autant que les réservoirs d’eau des immeubles individuels soient dans un état correct. Comme on ne peut pas savoir si c’est le cas, je préfère la filtrer. Jusqu’ici, ce système nous convient, personne n’a été malade et les poubelles ont bien diminué !

Ci-dessous, notre filtre (disponible chez Carrefour) et une cartouche avant et après usage.

 

2. On achète nos fruits et légumes en vrac.

Chez nous, on mange bio et principalement végétalien. Autant dire que les fruits et légumes représentent l’essentiel de nos courses hebdomadaires. On trouve de plus en plus de fruits et légumes bio dans les supermarchés locaux, mais ils sont vraiment sur-emballés par rapport à leurs congénères « conventionnels ».

Par exemple, voici tous les emballages après avoir rempli notre frigo chez Lulu :

Heureusement, des alternatives se mettent en place.

Pendant tout un temps, nous nous fournissions chez Ripe Middle East. On peut commander en ligne et ils livrent à plusieurs points d’enlèvement à Abu Dhabi, dans des caisses en carton que l’on peut rapporter après usage. Il y a aussi les « Ripe Market » le samedi matin à Saadiyat et le samedi après-midi à Mushrif Park. J’ai toujours été satisfaite de la fraîcheur et du goût. Nous avons interrompu nos commandes car mon homme a changé de lieu de travail et se trouve désormais trop loin du point d’enlèvement.

Ci-dessous, les fruits et légumes de chez Ripe.

Depuis, nous allons au « Mawasim Organic Market », vendredi à partir de 14 heures à WTC mall ou samedi à partir de 11 heures à Boutik mall (Reem Island). Ils ont moins de choix mais sont beaucoup moins chers que Ripe. Ils vendent principalement des produits locaux servis dans des sacs en papier que l’on peut réutiliser.

*****Messieurs, fermez les yeux et passez au paragraphe suivant, merci.*****

3. J’utilise une coupe menstruelle (je vous avais prévenu hein !)

C’est vrai qu’il faut un certain temps d’adaptation pour trouver la bonne technique , et qu’il faut être à l’aise avec son corps. Mais pour rien au monde je ne reviendrais aux serviettes et tampons, la coupe est tellement plus confortable et pratique ! J’ai calculé que la coupe m’a fait économiser 300 euros depuis 2007… et point de vue production de déchets, il n’y a pas photo.

Pour en savoir plus sur la coupe, voici une émission de 30 minutes très complète de la télévision suisse. J’ai vu des coupes au magasin Organic Foods and Café à Nation Towers.

4. On privilégie « le lavable »

De ses 2 mois à ses 2 ans, notre fils a porté des couches lavables. Je ne vais pas vous refaire toute la liste des avantages et inconvénients des couches lavables, car d’autres l’ont très bien fait avant moi.

Je vais être tout à fait honnête, s’il a été quasi exclusivement en lavables quand on vivait en Belgique, ma motivation s’est un peu émoussée depuis notre déménagement. En général, c’était couches lavables à la maison et jetables en sortie. Maintenant qu’il a enfin compris à quoi servait le pot (il a été convaincu pendant longtemps que c’était un chapeau), j’espère pouvoir être bientôt débarrassée des couches tout court. Là aussi, on a diminué nos déchets et surtout fait beaucoup d’économies !

Je vous conseille le magasin en ligne Eggs and Soldiers. Ils livrent à Abu Dhabi et Sofi, la charmante propriétaire,  est une mine d’or de conseils.

De même, nous n’utilisons les lingettes pour bébé qu’à l’extérieur de la maison. Sinon, c’est gant de toilette, eau et savon d’Alep. On pourrait penser que c’est moins hygiénique, mais c’était la méthode recommandée à la maternité, et puis la plupart des lingettes ne sont pas terribles pour la santé. D’ailleurs, la seule irritation vraiment sérieuse à laquelle nous ayons dû faire face a eu lieu pendant une période d’utilisation prolongée de lingettes…

Nous avons aussi des serviettes de table en tissu, on a beaucoup de torchons que j’utilise aussi pour nettoyer les surfaces et les fenêtres, et je cherche désespérément des mouchoirs en tissu.

5. On achète le moins transformé possible

Pour le ménage, on fait presque tout avec du vinaigre blanc, du savon liquide, du bicarbonate de soude et des huiles essentielles. Je cherche encore une recette testée et approuvée de produit pour lave-vaisselle, si vous avez ça dans vos tiroirs.

Dans la salle de bain, j’en avais déjà parlé ici, c’est savon, bicarbonate de soude, shampoing solide et huile végétale, en tout cas pour le petit et pour moi. Oserais-je l’écrire ? L’homme a plus de produits cosmétiques que moi… Je crois qu’il est un peu coquet !

Dans la cuisine, nous avons principalement des produits de base, peu transformés et donc peu emballés : fruits, légumes, fruits secs, noix, riz, pâtes et céréales, pain, légumineuses.

C’est clair que nous pouvons nous permettre de vivre comme ça parce que j’ai le temps de cuisiner, de fabriquer mes produits ménagers et de réfléchir à tout ça ! Cela dit, je pense que je pourrais aller plus loin, et cela fera l’objet d’un prochain article. Après, j’arrête et je retourne à des sujets plus glamour, promis (qui aurait cru qu’il y aurait tant de choses à dire sur les déchets à Abu Dhabi ? Quel sujet passionnant vraiment !).

Avez-vous des idées pour m’aider à réduire mes déchets ?

 

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Parlons ordures

Quand je vivais en Belgique, je savais exactement quelle quantité de déchets notre famille produisait. La poubelle était munie d’une puce électronique et pesée lors de chaque collecte de déchets. Je sais ainsi qu’en 2013, notre famille a produit 104 kilos de déchets non-recyclables (dont une grande partie était de la litière pour chats), ce qui nous place en dessous de la moyenne wallonne de 174 kilos (moyenne de 2012).

Comme toutes les familles belges, nous avions une poubelle pour le papier, une pour les métaux et plastiques recyclables, deux pour le verre (verre coloré et verre transparent). Nous rapportions nos bouteilles de bière au grand magasin et nous allions de temps en temps au parc à conteneurs pour nous débarrasser des déchets qui n’étaient pas collectés. Comme nous avions un jardin, nous avions aussi un compost. Qu’on soit écolo ou pas, en Belgique le tri est la norme depuis longtemps.

Et ici, aux Émirats ?

La production de déchets par habitants est en moyenne de 730 kilos par an. Il est possible de trier dans certains endroits publics.

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Mais à la maison, on ne trie RIEN. J’ai donc une seule poubelle, dans laquelle je jette tout. Je sors la poubelle tous les deux ou trois jours, tellement j’ai de déchets. Et je ne peux pas m’empêcher d’avoir un pincement au cœur à chaque fois que j’envoie le sac dans le vide-ordure, surtout quand il y a du verre dedans.

J’ai donc voulu en savoir plus sur la gestion des déchets à Abu Dhabi. Frank Ciampa, spécialiste du développement durable aux Émirats, a accepté de répondre à mes questions.

Comme vous allez le voir, la réalité est plus nuancée que ce que j’imaginais.

***

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les déchets à Abu Dhabi

Frank, peux-tu expliquer brièvement ce que devient mon sac poubelle une fois qu’il a disparu dans le vide-ordure ?

Il est collecté par un prestataire de services environnementaux (désignation officielle d’une entreprise spécialisée dans le traitement des déchets et approuvée par le gouvernement). Ensuite, il va dans un centre de tri où les déchets sont séparés des matières recyclables ayant de la valeur, comme par exemple le papier, le plastique, etc. Les déchets sont envoyés dans une décharge, ou sont incinérés dans un site de valorisation énergétique pour produire de l’électricité. Les matières recyclables sont regroupées et vendues en vrac. En fonction du type de matière, elles peuvent être traitées ici aux Émirats (comme les granulés de plastique, par exemple), ou elles peuvent être exportées en tant que matières non-traitées.

Pourquoi est-il possible de trier les déchets dans certains endroits publics, comme les centres commerciaux, et pas à la maison ?

C’est principalement pour que les gens aient bonne conscience et, en fait, assez inefficace. Si tu regardes dans la poubelle pour les papiers, tu y verras probablement un mélange de déchets qui n’est pas trié du tout. Comme je l’ai dit, les déchets sont triés quoi qu’il arrive. En fait, le centre commercial est tenu de déclarer les volumes de déchets produits, et paie une redevance en fonction du volume. Cette redevance est plus élevée pour les déchets non-recyclables, et diminue en fonction du pourcentage de matières recyclables. C’est pour cette raison que le centre commercial est poussé à trier les déchets avant qu’ils ne soient collectés, pour payer moins. Par exemple, une production de 100 % de déchets non-recyclables coûte plus cher que 80 % de déchets non-recyclables et 20 % de déchets recyclables.

Je croise parfois des hommes à vélo chargés de cartons. Où l’apportent-ils ? Est-ce que je peux me faire de l’argent de poche si je fais la même chose ?

Le carton et le papier sont des matières recyclables qui ont de la valeur, donc les gens les collectent. Les gars à vélo vendent leurs paquets à des gars en camion, qui apportent leur cargaison à Musaffah (je ne sais pas où exactement). Il s’agit en fait d’un réseau logistique assez sophistiqué. Même si le carton a de la valeur, cette dernière est incroyable basse. Si on est un travailleur non-qualifié/non-éduqué, l’effort peut en valoir la peine, mais je te déconseille de faire un voyage à Musaffah avec ta voiture chargée de cartons ; tu dépenserais probablement plus en carburant que ce que tu recevrais en échange des cartons.

Le gouvernement va-t-il prendre des mesures pour inciter les gens à réduire leur production de déchets ? Peut-on s’attendre à des changements à court terme ?

Comme je l’ai expliqué avec l’exemple du centre commercial, le gouvernement a mis en place un programme qui s’applique à toutes les établissements commerciaux. Toutes les entreprises d’Abu Dhabi doivent le respecter. Il n’existe pas de mesures incitatives en ce qui concerne la réduction des déchets ménagers pour l’instant, ni dans un futur proche. Le marché est trop immature et fragmenté pour qu’un mécanisme soit mis en place dans les années à venir. Peut-être à long terme, mais rien à l’horizon, pour autant que je sache.

Il y a quelques mois, j’ai participé à une opération de nettoyage de l’endroit où je vis. L’endroit est de nouveau sale et jonché de détritus, comme si nous n’avions rien fait. Il y a-t-il une instance à laquelle nous pourrions faire appel pour régler le problème ?

Nous partageons la même frustration, et il n’y a pas grand-chose à faire. Tu peux essayer de te plaindre à Tadweer mais je ne sais pas si cela serait suivi d’effets. Ils réagiraient peut-être si tu voyais un camion décharger une grande quantité de déchets, mais je pense que la majorité des ordures que l’on trouve ici (Reem Island) sont jetées par des personnes négligentes. En général, les Émirats Arabes Unis sont très pollués. La seule raison pour laquelle nous ne sommes pas dans les détritus jusqu’aux oreilles, c’est parce que beaucoup de parties de la ville ont des travailleurs qui les ramassent toute la journée. Les personnes non-occidentales considèrent qu’il s’agit d’une solution valide, et ne voient pas pourquoi elles devraient faire des efforts pour trouver une poubelle. Elles se disent « Quelqu’un va ramasser pour moi. » ou « J’aide les éboueurs en leur donnant quelque-chose à faire pour qu’ils aient du travail. ». C’est une attitude absurde, mais bien présente ici. Les personnes qui se soucient de l’environnement et le respectent au quotidien ne représentent qu’une petite minorité de la population du pays.

***

Bon. Je fais donc partie d’une toute petite minorité. Et vous aussi, si vous me lisez depuis les Émirats !

De plus en plus de personnes se mettent au « zéro déchets » de par le monde, avec des résultats bluffants. Voyez par exemple Béa Johnson aux États-Unis, ou Mélanie à Paris. Ce sont des expériences qui m’inspirent beaucoup, et je me demande dans quelle mesure ce mode de vie est applicable aux Émirats.

Même si le « zéro déchets »me semble inaccessible ici, je pense que je pourrais produire moins de déchets que je ne le fais actuellement, et j’ai décidé de tenter l’expérience !

Dans le prochain article, je vous parlerai de ce que j’ai déjà mis en place, et de ce que je vais essayer de faire cette année. Et vous, si vous veniez partager vos idées dans la section commentaires, ou sur la page Facebook du blog ?

À bientôt !

 

Pourquoi j’ai caché (presque) tous les jouets de mon fils

Mon fils a deux ans et trois mois. Voilà tous les jouets qu’il possède.

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Ces jouets se trouvent dans une valise, la valise sous le lit, et je ne l’ouvre que toutes les deux semaines.

Avant, les jouets de N. étaient tous rangés dans sa chambre et dans la bibliothèque du salon, à des endroits accessibles pour lui. Il y a quelques mois encore, je pensais qu’un enfant n’avait jamais assez de jouets… Alors que j’essaie de désencombrer notre vie dans tous les domaines, ma quête de simplicité s’arrêtait aux portes de la chambre de N. Nous voulons tous ce qu’il y a de meilleur pour notre enfant, non ? Et puis, en tant que maman au foyer, j’espérais trouver LE jouet qui l’occuperait assez pour que j’aie un peu de temps libre, vous savez, pour prendre une douche, aller aux toilettes SEULE, regarder Facebook. Mais même les nouveaux jouets qu’il semblait apprécier en magasin le lassaient très vite une fois à la maison. Il jouait toujours avec les mêmes choses, et jamais assez longtemps pour que je puisse faire quoi que ce soit. Frustrant.

Un jour, une amie a partagé sur un réseau social l’histoire de Hattie Garlick, qui a vécu un an sans rien dépenser pour son fils de deux ans. Elle a décidé de ne plus acheter de nourriture spécialement conçue pour les enfants, ni de vêtements, ni de jouets, et de ne plus lui payer de cours ou d’activités.

Même si cela me paraissait extrême, cette expérience faisait résonner quelque chose en moi et j’ai été voir le blog. Je l’ai lu du début à la fin, comme on dévore un bouquin ! Bien sûr, Hattie peut relever ce défi parce qu’elle soutenue par sa famille et ses amis qui lui donnent des vêtements et des jouets dont ils n’ont plus besoin, elle est dans une communauté Freecycle assez active etc… Mais ce qui m’a le plus frappée dans son témoignage, c’est que son fils s’est à peine rendu compte du changement.

Cette lecture a fait germer une graine en moi. J’ai réalisé que je ne m’étais pas vraiment posé de questions sur la manière dont je voulais élever mon enfant. La démarche d’Hattie me semblait bien plus proche de ce à quoi j’aspirais, et j’ai continué à m’informer sur la simplicité volontaire dans le domaine de l’éducation.

En même temps que je lisais ce blog, je cherchais des idées pour aménager la nouvelle chambre de N. Une amie m’a orientée vers les chambres d’inspiration Montessori, qui m’ont tout de suite séduites par leur aspect chaleureux et naturel. Je dois dire que j’avais des doutes par rapport au matelas sur le sol, par rapport au bon vieux lit à barreaux. Est-ce que N. allait toujours faire ses nuits et ses siestes, s’il était libre d’entrer et de sortir du lit ?

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Non seulement il dort toujours aussi bien, mais il lui arrive d’aller se coucher seul, s’il est fatigué. Et il ne hurle plus dès son réveil. La plupart du temps, il va jouer un peu tout seul avant de nous appeler.

À partir de là, je me suis intéressée à la pédagogie Montessori et ensuite à la pédagogie Steiner. Cette dernière me parle beaucoup car on y apporte une grande importance à l’imagination, à la créativité et au rapport avec la nature. Ayant étudié l’allemand, je connaissais l’existence des écoles Steiner-Waldorf, j’avais entendu parler de biodynamie et de médecine anthroposophique et j’utilisais les produits Weleda. Mais je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’une philosophie de vie dont on pouvait appliquer les principes dès le plus jeune âge.

J’ai acheté plusieurs livres sur l’éducation d’inspiration Steiner, et petit à petit nos journées ont changé. Le changement tient en deux mots : rythme et simplicité.

Tout d’abord, j’ai travaillé à instaurer un rythme dans les journées. Voilà à quoi ressemble une journée typique : après le petit déjeuner, nous jouons un peu ensemble et puis je fais les tâches ménagères. S’il reste du temps avant le repas de midi, je sors les crayons ou la pâte à modeler. Après le repas, c’est l’heure de la sieste. Ensuite, nous allons jouer dehors pendant une à deux heures. De retour dans l’appartement, on prend le bain et puis s’il reste du temps il a le droit de regarder des dessins animés jusqu’au retour de papa. On mange ensemble et puis dodo ! Parfois, on invite un ami ou on va en ville le matin, mais en général on passe pas mal de temps à la maison.

De prime abord, cette routine peut sembler peu stimulante pour un bébé. Et rétrograde pour moi, qui n’avais pas imaginé me transformer un jour en Madame Fée du Logis ! Mais plus je la pratique, plus je suis convaincue de son efficacité. Déjà au point de vue discipline. N. faisait régulièrement des crises au moment du coucher ou du bain, et réclamait à manger en dehors des repas. Il est beaucoup plus calme et coopératif maintenant qu’il sait à quoi s’attendre. Et surtout, il a appris à se poser et à jouer pendant les moments où je suis occupée.

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La vie est aussi plus facile pour moi depuis que je considère les tâches ménagères comme des activités éducatrices à part entière. Je pensais que ma responsabilité était de distraire  N. et de le stimuler le plus possible, et je culpabilisais de ne pas avoir de plaisir à jouer avec lui ou de lui raconter « Tchoupi va à la plage » pour la quarantième fois. En fait, il est tout aussi content de m’observer faire la vaisselle ou étendre le linge, et il adore « m’aider » à nettoyer les fenêtres ou à mettre la table.

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Bon, c’est bien joli tout ça, il fait la vaisselle et tout, mais cela n’explique pas pourquoi j’ai caché ses jouets dans la valise sous le lit !

L’autre changement que la pédagogie Steiner-Waldorf a apporté dans mon quotidien, c’est la simplicité. J’ai désencombré le coffre à jouets. En fait, tous les jouets fonctionnant avec des piles ont quitté notre maison (pour le plus grand bonheur de mes oreilles), ainsi que pratiquement tous les jouets en plastique. N. n’a rien remarqué. J’ai gardé les jouets dont je ne pouvais pas me séparer pour des raisons sentimentales, ceux qui ne l’intéressent pas pour le moment mais qu’il aimera certainement plus tard et ceux que lui adore ! Malgré tout, beaucoup de ces jouets font double emploi. Je pense qu’il avait du mal à jouer parce qu’il avait trop de choix. Depuis que je cache ses jouets et que je ne lui laisse qu’une petite sélection, il joue vraiment plus longtemps et de façon plus élaborée.

Voilà la sélection actuelle.

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Et du coup, on achète plus de jouets alors ? On n’est pas des parents indignes quand même, regardez le magnifique cadeau que N. a reçu pour son anniversaire. Sans hésiter un des meilleurs cadeaux qu’il ait reçu, il s’en sert tout le temps !

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Si vous connaissez la pédagogie Steiner-Waldorf, vous aurez remarqué que je ne l’applique pas de façon puriste. N. a quelques jouets en plastique, comme les Duplos, et je le laisse regarder un peu la télévision. L’aspect légèrement dogmatique de cette pédagogie peut rebuter certaines personnes, et les jouets spécifiquement Steiner sont magnifiques mais pas à la portée de toutes les bourses. Je compte bien approfondir mes connaissances sur les pédagogies alternatives et revenir régulièrement en parler sur ce blog, au fil des découvertes et des expériences réussies.

Si vous ne connaissez pas la pédagogie Steiner-Waldorf et que vous voulez en savoir plus sur le sujet, mon livre préféré sur le sujet est « You Are Your Child’s First Teacher » de Rahima Baldwin Dancy. Pour autant que je sache, il n’a pas été traduit en français et c’est bien dommage (à propos, je rappelle que je suis traductrice… Juste au cas où un éditeur passerait par ici !).

Et chez vous, ça se passe comment pour les jouets ? Ça vous parle, la simplicité volontaire pour les enfants ?

Les commentaires sont ouverts 🙂

Les quatre cosmétiques naturels dont je ne pourrais plus me passer

Je n’ai pas encore parlé de simplicité volontaire ici. C’est un mode de vie qui me tient à cœur, et aussi un vrai défi quotidien dans un pays où le luxe est omniprésent.

Chacun définit ce terme à sa façon. Pour certains, il peut s’agir de vivre dans un intérieur minimaliste (mais design) et de parcourir le monde en n’emportant que quelques robes (en soie ou cachemire) dans son sac (de luxe), à la Dominique Loreau. Ou alors, vivre sans produire de déchets, manger local, voire se passer d’électricité en pleine ville, comme Colin Beavan.

Entre ces deux extrêmes, il y a notre famille.

Franchement, la situation actuelle me rend hippie. Après avoir vu certains documentaires et réalisé certaines choses, j’ai eu envie de tout plaquer pour aller élever des chèvres dans une yourte, loin de toute civilisation. Qui sait… peut-être que ça arrivera un jour ? En attendant, je m’informe beaucoup et j’essaie de résister aux sirènes de la société de consommation.

Chez nous, la simplicité volontaire, c’est consommer le moins possible, consacrer notre argent à des produits de qualité qui durent longtemps, et en général prendre du recul par rapport aux produits proposés.

Aujourd’hui, parlons cosmétiques naturels à Abu Dhabi. Soupir. C’est bien simple, je ne vais plus jamais au rayon « cosmétiques » des grands magasins en faisant les courses ( ni d’ailleurs au rayon « hygiène féminine », mais ça, c’est une autre histoire !). En regardant l’étiquette des ingrédients, je me pose deux questions :

– Le produit contient-il des ingrédients controversés ?

Sels d’aluminium, Sodium Laureth Sulfate, parabens, Methylisothiazolinone, Phenoxyethanol… Certains diront que rien ne prouve que ces ingrédients sont dangereux, que les produits sont testés (sur des animaux) avant d’être mis sur le marché, que les études disent tout et son contraire. On a dit ça aussi de l’amiante, des cigarettes et plus récemment du bisphenol A. À chacun de voir jusqu’à quel point il veut faire confiance à l’industrie des cosmétiques conventionnels. 

– Le produit contient-il des dérivés du pétrole ?

Certes j’habite au pays de l’or noir. Cette ressource naturelle a fait la richesse des Émirats, et on en profite tous indirectement, ne le nions pas. Mais ce n’est pas pour cela que j’ai envie d’en mettre sur ma peau.

Voilà, deux questions toutes simples, n’est-ce pas ? Mais une fois qu’on a appris à décoder les étiquettes pour y répondre, on se met à éviter tout un tas de produits et à se méfier du greenwashing. Que celle qui n’a jamais acheté un produit chez Yves Rocher pour y découvrir plein de produits chimiques me jette le premier savon !

Rassurez-vous, ce n’est pas parce que j’évite tous ces produits conventionnels que je suis devenue une hippie hirsute sentant la chèvre et le patchouli (ça c’est pour quand j’aurai réussi à convaincre l’homme pour la yourte). Au contraire, les produits que j’utilise ont plutôt eu un effet positif puisque j’en utilise moins, pour un meilleur résultat !

1. Le déodorant naturel et efficace

Le déodorant était le seul cosmétique que j’achetais encore en « conventionnel », car depuis le temps que j’essayais des produits bio, je n’en avais trouvé aucun efficace à cent pour cent. Je ne cherchais pas de déodorant anti-transpirant, car je pense que la transpiration est nécessaire au corps. Par contre, j’en voulais un qui empêche la transpiration de sentir mauvais. Aujourd’hui, c’est chose faite avec ce produit miracle : le bicarbonate de soude ! J’en applique un peu sous les bras après ma douche. C’est très efficace, l’effet dure jusqu’au lendemain. Bien sûr, c’est un peu étrange au début d’étaler une poudre quand on a l’habitude d’un stick ou d’un roll-on. Mais on s’habitue vite, essayez, vous m’en direz des nouvelles ! Attention de choisir du bicarbonate de soude en poudre très fine.

Celui-ci se trouve chez Lulu et est vraiment parfait. 6,50 dirhams

Celui-ci se trouve chez Lulu et est vraiment parfait. 6,50 dirhams

Celui-ci est à éviter, sauf si vous tenez à vous faire un gommage des aisselles.

Celui-ci est à éviter, sauf si vous tenez à vous faire un gommage des aisselles.

2. Le savon ultra-doux et hydratant

Bien connu dans les pays arabes, il s’agit du savon d’Alep. Bon, je vous préviens, ce n’est pas le plus glamour des savons. Il n’a pas une jolie couleur (brun-vert) et a une odeur plutôt brute. Il m’arrive d’acheter d’autres savons pour varier, mais je finis toujours par racheter celui-là ! Je l’utilise pour nettoyer mon visage le soir, et aussi pour me laver, surtout si j’ai la peau un peu plus sèche que d’habitude. Avec ce savon, pas besoin de lotion hydratante pour le corps, ça fait des années que je n’en ai plus acheté. C’est aussi le savon que j’utilise pour le change de bébé, sur les conseils des sage-femmes de la maternité. Et il dure vraiment longtemps ! Puisque c’est un produit arabe, on pourrait penser qu’on en trouver facilement à Abu Dhabi, mais jusqu’ici je n’en ai vu que dans trois magasins : un herboriste près de Madinat Zayed (5 dirhams mais pas la meilleure qualité), le magasin de produits naturels Laverne à WTC Souk (25 dirhams, avec des parfums comme la rose) et, toujours au WTC Souk, chez l’herboriste qui vend du miel yéménite (10 dirhams, celui que nous utilisons). Il faut demander « laurel soap » et insister « the old one from Syria », sinon ils en refilent un autre qu’on trouve partout et qui n’est pas aussi bien.

Ingrédients : huile d'olive, huile de laurier, eau, soude végétale. Je me demande dans quelle mesure le savon vient toujours d'Alep, vu la situation là-bas.

Ingrédients : huile d’olive, huile de laurier, eau, soude végétale. Je me demande dans quelle mesure le savon vient toujours d’Alep, vu la situation là-bas.

3. L’huile hydratante qui m’a valu des compliments

L’huile de coco.

Le produit hype du moment dans les cercles écolos. C’est vrai qu’elle sent bon, qu’elle sert à tout et qu’elle est facile à appliquer par rapport aux autres huiles végétales, puisqu’elle reste semi-solide à température ambiante et qu’elle fond dès qu’elle entre en contact avec la peau.

Je m’en sert le soir avant d’aller dormir, et le matin avant de me maquiller. Elle pénètre vite si on n’en met pas trop. Je l’applique aussi sur les pointes de mes cheveux après la piscine ou la plage. Elle se mange aussi, et a paraît-il tout un tas d’effets extraordinaires. Chez moi, elle reste dans la salle de bain (cette mode des super-aliments miracles m’énerve un peu).

Bon, je ne suis pas le genre de fille à qui on fait des compliments sur sa peau, ses cheveux ou ses oreilles. Mais là, depuis que j’utilise l’huile de coco, deux personnes m’ont fait des compliments sur mon teint, c’est dire si elle est efficace !

23 dirhams chez Lulu Al Wahda. La marque Biona est bien aussi, mais plus chère.

23 dirhams chez Lulu Al Wahda. La marque Biona est bien aussi, mais plus chère.

4. Le shampoing qui me fait aimer les shampoings

Pour moi, acheter un shampoing naturel revenait un peu à jouer à la roulette russe. En effet, j’ai le cuir chevelu très sensible et les trois-quarts des shampoings, même certifiés bio, me donnaient des démangeaisons. Avec les autres, même avec ma marque chérie Weleda, mes cheveux étaient plutôt ternes et difficiles à coiffer.

Donc, j’avais le choix entre les démangeaisons ou les cheveux ternes. Mais ça, c’était avant.

Savona Middle East - 50 Dirhams - Marché de Saadiyat

Savona Middle East – 50 Dirhams – Marché de Saadiyat

Liste des ingrédients. Dommage pour l'huile de palme.

Liste des ingrédients. Dommage pour l’huile de palme.

J’ai rencontré M. Savona  Middle East sur le marché de Saadiyat, et ma vie capillaire a changé ! Il s’agit d’un pharmacien qui fabrique des savons naturels aux huiles essentielles. Je suis ravie de son shampoing solide à l’huile de noix de Macadamia et au romarin. Il m’a conseillé d’utiliser du vinaigre de cidre dilué dans de l’eau comme après-shampoing et c’est la formule parfaite pour mes cheveux. Ils sont doux, brillants et faciles à coiffer. En outre, je ne sais pas si c’est lié, mais je perdais beaucoup de cheveux depuis mon arrivée à Abu Dhabi, et la chute s’est bien calmée depuis que je lave mes cheveux avec ce shampoing. Je vois la différence en vidant le filtre de mon aspirateur, maintenant il n’y a plus que des poils de chat. Peut-être que je devrais essayer le shampoing sur le chat ?

Il n'a pas l'air très enthousiaste... Pourtant, s'il coopérait, je devrais passer beaucoup moins souvent l'aspirateur, et il a HORREUR de l'aspirateur. On va en discuter.

Il n’a pas l’air très enthousiaste… Pourtant, s’il coopérait, je devrais passer beaucoup moins souvent l’aspirateur, et il a HORREUR de l’aspirateur. On va en discuter.

Histoires de portage

« Excusez-moi, votre bébé va étouffer si vous le portez comme ça. »

« Vous portez un chien dans cette écharpe ? Ah bon, c’est un bébé ? »

« Mais est-ce qu’il respiiiiire ? »

« Oh mais c’est un bébé ? Je croyais que tu étais enceinte !!! »

« Pourquoi tu le portes encore, à deux ans ? Laisse-le marcher ce petit gars ! »

« Il faut le mettre dans la poussette pour muscler son dos. »

Voilà des commentaires (véridiques !) entendus par des mamans qui portent leur enfant en écharpe ou en porte-bébé à Abu Dhabi. Ce n’est pas spécifique à Abu Dhabi, d’ailleurs ! J’ai reçu le même genre de commentaires en Belgique, mais aussi beaucoup d’intérêt et de conversations intéressantes, dont une avec une dame africaine qui trouvait ça très bien que des Européens se mettent au portage. En Irlande, dans le village de mon homme, j’ai même vu une voiture ralentir et me longer au pas pour observer mon fils dans son écharpe – ça c’était un peu flippant par contre.

Ce qui étonne le plus les gens, c’est que je porte encore mon fils régulièrement et pendant de longues périodes alors qu’il a deux ans. On me demande souvent si je n’ai pas mal au dos. Hé non ! Bon, j’avoue que mon fils est un petit format, il tient de sa famille irlandaise et compte parmi ses grands-oncles le sosie parfait de Bilbon le Hobbit. À part cet indéniable avantage d’origine génétique, je pense que c’est surtout dû au fait que j’utilise un porte-bébé physiologique.

Enceinte, je n’imaginais pas qu’il puisse exister de porte-bébés non physiologiques. J’acheté une écharpe de portage «sans nœud » et l’Homme a acheté un porte-bébé (d’une marque connue que je ne citerai pas) car il voulait porter notre fils lui aussi, mais trouvait l’écharpe trop « féminine ». Quand le Bébé a eu six mois, l’écharpe sans nœud a commencé à montrer ses limites et j’ai dû la ranger à contre-cœur, car elle n’était plus confortable. Je la garde précieusement pour le prochain bébé, car elle me rappelle de nombreux et joyeux souvenirs.

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J’ai donc essayé le porte-bébé de mon mari pour la première fois et là, j’ai compris à quel point mon homme était un bon père. Il avait souvent porté notre fils  sans se plaindre ni faire la grimace, et ce depuis six mois avec un véritable engin de torture ! Pas moyen de le régler pour trouver une position confortable, ça tirait sur la nuque, et après cinq minutes de marche, j’avais plus mal au dos qu’en neuf mois de grossesse.

En rentrant de cette balade, nous avons décidé d’investir dans un porte-bébé confortable. En effet, après six mois de portage, je ne me voyais pas m’encombrer d’une poussette au quotidien – nous en avions une que je sortais pour me balader dans le village une à deux fois par semaine. Elle n’était pas complètement inutile, puisque mon chat aimait beaucoup y dormir. Mais faire mes courses avec une poussette ? Aller au marché ou visiter les brocantes en slalomant entre les gens et en escaladant les trottoirs ? Faire des randonnées dans les forêts boueuses de ma Belgique natale et devoir nettoyer la poussette en rentrant ? Trop compliqué pour moi ! Je ne suis pas une maman porteuse parce que je pense aux effets bénéfiques du portage sur l’attachement, les pleurs ou l’allaitement. Je porte surtout parce que je suis une maman paresseuse, hé oui !

C’est ainsi que notre porte-bébé Manduca est entré dans notre vie, et il ne nous a pas quitté depuis. Je pensais que je ne l’utiliserais pas à Abu Dhabi à cause de la chaleur, mais je ne me rendais pas compte avant de venir qu’il est presque impossible de passer du temps à l’extérieur avec un bébé en été, que ce soit avec un porte-bébé ou avec une poussette ! Je porte encore le Bébé deux ou trois fois par semaine, quand je suis seule avec lui. La poussette, c’est quand papa est là pour pousser !

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Le mois passé en rando à Oman.

Jusqu’à récemment, on trouvait difficilement des porte-bébés physiologiques à Abu Dhabi. Si vous en cherchez un d’occasion, je vous conseille de vous inscrire au groupe Facebook UAE Babywearing and Cloth Diaper Network (anglophone). Si vous avez des doigts de fée, pourquoi ne pas choisir un beau tissu et vous lancer dans la confection d’un porte-bébé chinois ou autre ?

Ou alors, vous pouvez aller essayer des porte-bébé de toutes les couleurs dans le nouveau magasin Mamis Exclusive, que Lorena et Yesika viennent d’ouvrir à Al Seef Village Mall (premier étage).  Je cède la parole à Lorena, l’une des fondatrices du magasin.

Comme c’est la première fois que je parle d’un commerce, j’en profite pour préciser que tous les articles de ce blog sont écrits sans contre-partie financière ou autre 😉

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– Lorena, qui es-tu, d’où viens-tu et que fais-tu à Abu Dhabi ?

– Je suis Lorena, j’ai 31 ans et je viens d’Espagne. J’ai emménagé à Abu Dhabi en septembre 2006, je pensais travailler comme jeune fille au pair pendant neuf mois et puis retourner à Barcelone, mais j’ai rencontré mon mari et huit ans après, je suis toujours là ! Nous avons deux garçons adorables, Jorge a quatre ans et Marc a un an.

– Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de créer Mamis ?

– Quand j’attendais Jorge, je ne trouvais pas de jolis vêtements à porter, ou alors juste une ou deux robes et des leggings noirs, et c’est tout. Et pour trouver des vêtements et des soutiens-gorge d’allaitement, c’était encore pire !

Je m’intéressais au portage mais je n’avais trouvé qu’une seule écharpe, et le tissu était trop épais pour l’été. Quand Marc est né, je me suis retrouvée face aux mêmes problèmes et c’est alors que j’ai décidé de faire quelque chose. J’en ai discuté avec mon amie Yesika et nous nous sommes mises d’accord pour créer Mamis.

– Que trouve-t-on chez Mamis que l’on ne trouve pas dans d’autres magasins ?

Vous pouvez trouver un grand nombre de porte-bébés physiologiques et les essayer. Nous avons aussi des colliers de portage et d’allaitement et des amigurumis ( des jouets fabriqués dans une laine spécialement adaptée aux bébés ). Nous avons de très beaux vêtements de grossesse et d’allaitement et de la lingerie féminine !

– Que conseillerais-tu à une maman qui s’intéresse au portage ?

– Tout d’abord, je lui recommanderais de s’informer sur l’importance d’utiliser un porte-bébé physiologique et sur les règles de sécurité qui s’appliquent au portage. Je pense que l’idéal serait de discuter avec une maman qui a l’expérience du portage, et il existe des vidéos qu’elle pourrait regarder aussi… Elle doit décider quel porte-bébé répond le mieux à ses besoins, donc je pense que c’est très important qu’elle puisse en essayer plusieurs avant de choisir lequel acheter.

– Ton mot de la fin ?

J’ai commencé à porter Jorge il y a quatre ans, mais je ne le faisais pas très souvent. J’ai commencé à porter Marc à sept jours (après une césarienne) et maintenant qu’il a quatorze mois je le porte toujours plusieurs heures tous les jours ! J’adore le porter !

Voici quelques photos du magasin :

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IMG_0474

IMG_0476 Et vous, le portage, ça vous parle ? Ou pas ?